Chapelle des Manents

Robert, chanoine de Brioude, issu d'une famille apparentée à Géraud d'Aurillac, fondateur de l'abbaye de la Chaise-Dieu (Auvergne), vint en 1060 sur ce territoire, où il fit un de ses miracles et décida la fondation d'un prieuré (sorte de maison secondaire d'une abbaye administrée par un prieur).

Le prieuré fut édifié sur un promontoire rocheux surplobant la rive droite de la rivière, permettant ainsi de surveiller le vallon. Ceinturé par des remparts, accessible par deux portes flanquées de tours circulaires, le prieuré se composait d'un château avec prisons et jardin propre, de bâtiments claustraux, d'une église entourée d'un cimetière. Cet ensemble lui conférait un aspect plus guerrier que monastique.

A l'extérieur de l'enceinte avait été construite une église pour la population environnante. On l'appelle la "Chapelle des Manents" c'est-à-dire des bonnes gens qui étaient venus s'installer auprès du monastère.

Particulièrement florissant du 11e au 13e siècle, le prieuré de Port-Dieu étendit son influence sur de nombreuses églises. De lui dépendaient les prieurés inférieurs et les cures de Monestier-Port-Dieu, Saint Bonnet-près-Bort, Veyrières.... L'établissement comptait seize moines. Ces derniers élisaient leur prieur, lequel possédait également le titre de seigneur, avec droit de haute justice.

Le prieuré fut saccagé vers 1597. Le sieur de Laforêt, huguenot, le pilla, y mit feu, brûla les titres et démolit l'église. Cependant, il ne fut jamais réédifié. Au 18e siècle, il ne reste à Port-Dieu qu'un moine. Par ordonnance épiscopale du 16 janvier 1753, le prieuré de Port-Dieu fut définitivement rattaché au chapitre de Saint Martin de Brive.

 

Aujourd'hui,

Il reste les vestiges du mur d'enceinte du prieuré, de la grande salle voûtée, des soubassements du donjon ainsi que la chapelle des Manents, laquelle devint église paroissiale succédant ainsi à l'église Saint Martin, située plus haut sur le plateau.

Chaque été, la chapelle accueille des expositions et un concert le 15 août.