Chapelle St Martin

Avant que le prieuré de Port-Dieu ne soit fondé, l'église paroissiale était celle de Saint Martin, construite sur le plateau à 690 mètres d'altitude et à un kilomètre du bourg (à l'époque Port-DIeu).

L'église Saint Martin semble donc avoir été le premier lieu de culte de la paroisse. Bien que la date inscrite au dessus du porche soit celle de 1721, l'abbé Poulbrières dans son Dictionnaire Historique et Archéologique du diocèse de Tulle, indique que cet édifice était préexistant au prieuré. Il est, en effet, avéré que vers 1060, lors de l'édification du prieuré de Port-Dieu, la paroisse de Saint Martin existait déjà et continua de fonctionner en parallèle à ce dernier.

Son architecture est simple, elle se compose d'une nef unique sans abside et était au 19e siècle recouverte de chaume. L'entretien du toit était alors assuré par les habitants des hameaux voisins, lesquels fournissaient à tour de rôle la paille de seigle nécessaire alors que d'autres effectuaient le travail. Ce matériau facilement inflammable fut d'abord remplacé par des lauzes (schistes) puis par des ardoises lors de la dernière restauration.

Après la première guerre mondiale, en raison de l'humidité, une voute lambrissée d'épaisses planches de chêne fut réalisée. Enfin, la façade est constituée d'un clocher-mur percé de deux baies, dans lesquels se balançaient les cloches.

Il semble que les cloches de l'église eurent à elles seules une histoire peu commune. Elles furent, en effet, cachées pendant la Révolution, puis retrouvées par hasard par un propriétaire du hameau de Saint Martin lorsqu'il labourait son champ. Ces deux cloches sont aujourd'hui conservées dans l'église du bourg. L'une d'elle est installée dans le choeur car fêlée, alors que la seconde se balance toujours dans le clocher de l'église moderne au côté d'une des anciennes cloches de la chapelle des Manents.

A l'origine, cette église était jouxtée par un hameau. Ce dernier comptait quelques bâtiments : étable, grange, maison d'habitation, fournil;.... Il reste seulement aujourd'hui les vestiges de l'ancienne "borie (ferme) de Saint Martin" exploitée jusqu'en 1920 par la famille Gaillard.

 

Chaque année,

Fin juillet, une messe est dite dans cette chapelle.